Groupe du rassemblement démocratique

Qui sont les mineurs non accompagnés MNA ?

Les conflits armés, les pénuries alimentaires, la pauvreté conduisent de nombreux jeunes à quitter leur pays dans l’espoir de trouver des conditions de vie qui leur permettent de préparer un avenir. Dans la mesure où ces jeunes sont considérés par la loi comme étant en danger en raison de leur minorité et de leur isolement (cela implique qu’aucun détenteur de l’autorité parentale n’est présent sur le territoire français), leur prise en charge est confiée aux Conseils Départementaux au titre de leur mission de protection de l’enfance. A l’instar des majeurs, diverses raisons poussent ces jeunes à quitter leur pays d’origine : ils fuient des persécutions liées à des conflits ou d’autres situations de violence et sont demandeurs d’asile ; ils veulent accéder à une vie meilleure, étudier ou travailler dans le pays ; ils sont victimes d’un réseau d’exploitation ou de traite des êtres humains… Le parcours de ces mineurs isolés étrangers (MIE) peut s’avérer chaotique : après un voyage souvent périlleux et éprouvant, l’arrivée en Europe s’opère non sans mal et constitue un grand bouleversement dans la vie de chacun d’entre eux.

En 2018, 35 jeunes sont arrivés dans le Cantal. Certains sont hébergés en Maison d’Enfants à Caractère Social (MECS) d’autres sont accueillis par l’association Habitat Jeunes Cantal. Tout cela a un coût … L’estimation du coût global de la prise en charge des MNA (hors charges de personnels de la collectivité) est de 1 700 000 € en 2018 pour un budget total du Conseil Départemental de 240 millions d’euros.

Le Conseil Départemental est bien entendu prêt à s’engager auprès de ces enfants car c’est le coeur de ses compétences. Malheureusement le budget alloué par l’Etat ne couvre pas toutes les dépenses… Cette hausse des arrivées oblige donc les départements à faire preuve d’imagination, à offrir des solutions innovantes et complémentaires d’accompagnement de ces mineurs. Enfants avant d’être des migrants, privés de tout soutien, sans parents ou famille pour les protéger, nous devrions être en mesure de leur assurer protection et bien-être. Malgré la difficulté de cette situation, ayons en tête que ces jeunes sont avant tout des visages, des histoires, des vies et pas seulement des problèmes à régler.

Le Groupe GRD : Josiane COSTES, Patricia BENITO, Michel CABANES et  Daniel CHEVALEYRE