Portrait d’agent : Célia Picarle

Assistante de groupe politique au Conseil départemental du Cantal et réserviste de la gendarmerie

Originaire du Nord Cantal, Célia Picarle est assistante de groupe politique au Conseil départemental du Cantal. Engagée dans la réserve opérationnelle de la gendarmerie, elle partage son expérience, les valeurs qui l’animent et ce que cet engagement lui apporte au quotidien, tant sur le plan professionnel que personnel.

Portrait de Célia Picarle, assistante de groupe politique
Portrait de Célia Picarle, assistante de groupe politique

Un engagement au service des autres

Qu’est-ce qui vous a donné envie de rejoindre la réserve de la gendarmerie ?
J’ai toujours été très respectueuse envers les forces de l’ordre, pour leur protection, leur engagement et leur altruisme ; je me suis retrouvée dans ces valeurs.
Lorsque j’ai découvert la réserve, l’opportunité de pouvoir travailler aux côtés des gendarmes, d’être un acteur du quotidien fut une évidence pour moi.

Qu’est-ce qui vous marque le plus dans vos missions ?
Les violences intrafamiliales et la détresse sociale font partie du quotidien des gendarmes. Nous sommes confrontés à certaines situations d’urgence qu’il faut essayer de solutionner. Humainement, c’est aussi enrichissant que prenant. Le matin, vous enfilez l’uniforme, chaussez les rangers et vous ne savez pas sur quoi vous allez intervenir. Il faut être prêt à tout voir, tout entendre.

Quelles compétences dans la réserve vous sont utiles dans votre vie professionnelle et personnelle ?
Lors des contrôles routiers, le comportement de certains automobilistes peut être particulièrement déstabilisant et agressif : il faut faire preuve de calme, de tact et de diplomatie. La rigueur, le respect des règles, l’adaptabilité et l’écoute sont conjointement appliqués en gendarmerie et dans mon travail au Cabinet.

En tant que femme, avez-vous rencontré des difficultés ou des opportunités dans cet univers ?
À l’heure actuelle, les femmes en gendarmerie représentent environ 25 % des effectifs. Malgré ce chiffre encore faible, nous n’avons plus à nous affirmer, notre place en gendarmerie est toute tracée. Notre capacité d’écoute est un avantage : un enfant ou une femme viendra plus facilement se confier à nous. Au sein d’une brigade, les camarades masculins sont bienveillants.

Je suis fière de travailler au service du Département et de m’investir pour mon territoire.

Célia Picarle

Quel message aimeriez-vous adresser aux femmes qui envisagent de rejoindre la réserve ou de s’engager au service des autres ?
C’est une fabuleuse aventure, il faut se lancer ! On connaît tous, de près ou de loin, une jeune femme qui s’engage dans la gendarmerie, dans la police ou chez les sapeurs-pompiers. Les femmes osent oser.
J’ai pu participer à plusieurs formations de Cadets de la gendarmerie, opération soutenue par le Conseil départemental et la Région Auvergne-Rhône-Alpes. De plus en plus de filles sont curieuses de pousser les portes de cette institution.
C’est génial de voir ces jeunes qui sont fiers de porter et de respecter les couleurs de la gendarmerie, qui se créent des souvenirs autour de leur unité et qui nourrissent une vocation.