
Espaces Naturels Sensibles et Rivières sauvages
Sommaire
Les Espaces Naturels Sensibles
Indispensables à la conservation du patrimoine naturel
Qu’est-ce qu’un Espace Naturel Sensible ?
Les Espaces Naturels Sensibles (ENS) sont des sites naturels protégés pour préserver leur richesse écologique : flore, faune, paysages, milieux géologiques, et plus largement tout élément du patrimoine naturel. Ce sont donc des lieux reconnus pour leur valeur environnementale et leur fragilité.
Les ENS ont été créés par la loi du 18 juillet 1985, qui confie aux Départements la possibilité de développer cette politique de protection de la nature pour :
- Protéger les espaces naturels menacés ou remarquables
- Gérer ces sites pour préserver leur biodiversité
- Permettre leur découverte par le public lorsque c’est possible.

Pour mener cette politique, les Départements disposent de plusieurs moyens.
- Un outil financier : la Taxe d’Aménagement, afin de financer l’achat, la gestion ou l’équipement des sites.
- Un outil juridique : le droit de préemption ENS, qui permet au Département d’acheter un terrain sensible dès qu’il est mis en vente, pour le préserver.
- Un outil de gestion : les plans de gestion qui définissent : les enjeux du site, les actions nécessaires pour le préserver, les aménagements éventuels pour l’accueil du public…
Le label ENS : une reconnaissance officielle
Un site labélisé ENS présente un intérêt écologique ou paysager important et nécessite des actions de préservation ou de valorisation. Ce label permet un accompagnement technique et un soutien financier du Conseil départemental.
Les Espaces Naturels Sensibles sont donc des zones précieuses, créées pour préserver le patrimoine naturel tout en permettant, quand c’est possible, une découverte respectueuse par le public. Ils sont au cœur de la Stratégie départementale Biodiversité.
Le réseau des Espaces Naturels Sensibles : un condensé du patrimoine naturel cantalien
Aujourd’hui, le réseau départemental est constitué de 11 sites représentant près de 3 000 hectares de zones humides, prairies, landes et forêts, représentatifs de la richesse et de la diversité des milieux naturels du Cantal et des territoires qui le composent.
Venez parcourir ces sites aux ambiances et paysages variés pour découvrir des milieux naturels originaux et menacés !
Le Bois du Marilhou et le Puy de la Tuile vous donneront un aperçu des milieux forestiers présents en moyenne montagne : vous profiterez de la diversité de la flore des sous-bois et pourrez apprécier l’ambiance chargée de secrets de ces chemins qui dévoilent les vieux troncs drapés de mousses, sous le craquement des feuilles mortes.
Bienvenue dans les grands espaces ! En randonnant dans le Cirque de Récusset et sur le plateau de Chastel-sur-Murat, place aux espaces ouverts, terres d’estives offrant une grande diversité paysagère et de superbes perspectives sur le massif cantalien. Zones humides, forêts, plateaux, vallées… autant de milieux naturels, refuge d’une faune et d’une flore remarquables à apprécier avec respect.
Suivez le fil de l’eau et des espaces naturels sensibles qui lui sont dédiés. Plongez dans l’ambiance mystérieuse du Marais du Cassan et de Prentegarde, vaste marais de plaine où les petits ruisseaux serpentent, et haut lieu de biodiversité. La discrète Tourbière des Vergnes des Mazes constitue une petite clairière au cœur d’un vaste massif forestier de Pins sylvestres et de Hêtres, en Aubrac. Enfin, le lac du Pêcher, site bucolique, en bordure du massif forestier de la Pinatelle, offre refuge et halte migratoire pour de nombreuses espèces d’oiseaux.
Ne passez pas votre chemin sans découvrir l’incroyable patrimoine géologique du territoire, témoin d’un passé volcanique qui a marqué l’édification du massif cantalien, plus grand volcan d’Europe. Découvrez les orgues basaltiques et le chaos rocheux de la Roche de Landeyrat, qui émerge discrètement au sein d’un remarquable paysage d’estives, au cœur du Cézallier. Plongez au cœur de la vallée de la Cère, pour atteindre les hautes falaises du Pas de Cère. Et appréciez l’ambiance du Puy Courny, petit espace de nature et d’intérêt géologique, aux portes de la ville d’Aurillac.
Enfin, le Domaine du Moulin du Fau, à deux pas du bourg de Maurs, est un lieu de détente accessible et familial, idéal pour la balade, la pêche et la découverte.
Et si on découvrait les ENS avec Cantal’ENS scolaires ?
Cantal’ENS scolaires c’est un appel à projets, élaboré avec l’Éducation Nationale, par le Conseil départemental afin d’accompagner les collèges et lycées dans la réalisation de projets pédagogiques autour d’un site ENS.
L’objectif ? Mobiliser les jeunes autour des défis environnementaux.
En les impliquant directement sur le terrain, le Conseil départemental espère faire prendre conscience que la protection de la biodiversité commence par la connaissance et le respect de son environnement immédiat.
Les Rivières sauvages
Le label “Site Rivières Sauvages”
Il distingue les cours d’eau les plus sauvages et préservés de France. Cette distinction d’excellence environnementale repose sur des critères scientifiques exigeants et valorise autant la naturalité des milieux aquatiques que l’engagement des acteurs locaux pour leur protection. Attribué pour une durée de 4 à 6 ans, il est délivré à l’issue d’un audit indépendant mené par l’AFNOR.
Aujourd’hui, le réseau national compte une trentaine de rivières labellisées, représentant 800 km de cours d’eau protégés, mobilisant plus de 300 structures sur 18 départements.

Site Rivieres Sauvages
Le Bonjon,
première rivière d’Auvergne labellisée
Avec 11 000 km de cours d’eau, le Cantal possède de nombreuses rivières de grande qualité écologique.
Soucieux de préserver durablement ce patrimoine, le Conseil départemental s’est engagé dans la démarche nationale du label « Site Rivières Sauvages ». Une étude menée à l’automne 2022 a permis d’identifier dix cours d’eau potentiellement éligibles.
Parmi eux, le Bonjon s’est démarqué comme le plus préservé.
Cours d’eau d’environ 20 kilomètres du nord-est cantalien qui prend sa source sur les Monts du Cézallier dans le Puy-de-Dôme, à 1460 mètres d’altitude, le Bonjon est un affluent situé en rive gauche de la Grande-Rhue (sous-affluent de la Dordogne). Son bassin versant s’étend sur 46 km².
Depuis l’obtention du label en juin 2025 pour 5 ans, le Conseil départemental pilote la mise en œuvre du plan d’actions en partenariat avec les acteurs du territoire : plusieurs actions ont été engagées comme des études de connaissance (suivis piscicoles, qualité des eaux, amphibiens…) et un diagnostic paysager en amont de la requalification du sentier de la cascade du Saillant.

















