Portrait d’agent : Marie-Ange Pélissier
Chargée de projet voirie et réseaux divers au Conseil départemental du Cantal
Marie-Ange Pélissier est chargée de projet voirie et réseaux divers au sein du Conseil départemental du Cantal. Entre créativité, technique et coordination d’équipes, elle partage son parcours, sa vision du métier et son expérience dans un environnement encore largement masculin.
Un métier entre technique et créativité
Qu’est-ce qui vous a conduit vers ce métier ?
Je cherchais un métier alliant créativité et contraintes techniques.
Après mes études de paysagiste et appréciant le travail en équipe, j’ai intégré une première collectivité au sein d’un service de maîtrise d’œuvre espaces verts. En 2018, j’ai rejoint la Direction de l’Ingénierie Territoriale. Aujourd’hui, en tant que maître d’œuvre en voirie et réseaux divers, j’aime imaginer des espaces durables, adaptés aux usages, tout en respectant les budgets et les réglementations.
Avez-vous rencontré des réactions liées au fait que ce métier est généralement associé à un autre genre ?
Que ce soit pendant mes études ou dans mon environnement professionnel, je me suis toujours retrouvée en minorité, voire parfois seule femme. J’ai eu droit à des regards surpris et parfois au sentiment de ne pas être à ma place. Avec le recul, j’ai compris que le véritable obstacle n’est pas le genre mais le doute : celui des autres, et parfois le mien.
En quoi l’exercice de ce métier vous a-t-il fait évoluer ?
J’ai compris que la compétence prime sur le genre. Les a priori s’effacent lorsque le travail est réalisé correctement. Ce métier m’a appris l’humilité et l’intelligence collective. Je me vois comme une cheffe d’orchestre : je ne joue pas de tous les instruments, mais je sais quand faire intervenir chaque spécialiste et m’appuyer sur les compétences de mon équipe et des entreprises.
Ce métier m’a appris l’humilité et l’intelligence collective
Quel message aimeriez-vous transmettre à quelqu’un qui souhaiterait exercer ce métier ?
Maître d’œuvre est un métier de passion, de technique et d’adaptation où le genre n’a pas sa place.
Ne laissez personne vous dire que vous n’êtes « pas assez artistique » ou « trop technique ». Le paysagisme a besoin de profils variés. Ce qui compte, c’est l’envie d’observer, de dessiner, de comprendre et de partager.

